LES TRAUMATISMES CRÂNIENS CHEZ L'ENFANT

Avec Dr. Jean-Sébastien Tremblay-Roy

Pédiatre intensiviste au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)

Dans cet épisode, nous accueillons Dr Tremblay-Roy, pédiatre intensiviste au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) pour démystifier les traumatismes crâniens chez l’enfant, une situation fréquente qui peut survenir autant lors des premières explorations des tout-petits que chez les plus actifs ou les adolescents. Il nous aide à mieux comprendre les différences entre les formes légères, modérées et sévères et le lien avec les commotions cérébrales. 

 

Dr Tremblay-Roy nous explique aussi quand consulter à l’urgence versus en clinique, ce que les médecins  évaluent lors de la consultation, ainsi que la prise en charge à la maison. L’épisode aborde également la prévention et démystifie certains mythes fréquents, comme celui de ne pas laisser dormir un enfant après un traumatisme crânien. 

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Dr Jean-Sébastien Tremblay-Roy - Source : Université de Sherbrooke

Quand consulter

Traumatisme craniocérébral léger (TCCL)

La majorité des coups à la tête ne sont pas graves, mais il est important de consulter dans certaines circonstances

  • Si votre enfant est inconscient suite à un coup à la tête, composez le 911

  • Si votre enfant a moins de 3 mois, consultez un médecin rapidement, comme l’état d’un enfant de cet âge est plus difficile à évaluer.

Si votre enfant a eu un impact à la tête, qu’il est conscient et qu’il a plus de 3 mois

Observez son état dans les 6 heures suivant le trauma

  • Laissez-le dormir s’il est fatigué, mais réveillez-le après 2-3 heures pour s’assurer qu’il a des réactions normales.

  • Vérifiez l’évolution de ses symptômes.

  • Après 6 heures, s’il réagit de façon normale, il peut dormir sans restrictions.

Dans les 24 à 48 heures suivant le trauma

Consultez un médecin rapidement ou rendez-vous à l’urgence si votre enfant présente :

  • Une diminution de l’état de conscience, il est difficile à réveiller.

  • Des convulsions, des tremblements incontrôlés.

  • Des maux de tête sévères ou qui augmentent.

  • Des vomissements répétés (plus d’une fois)

  • De la confusion ou une irritabilité qui augmente, un comportement inhabituel.

  • De la douleur intense au cou.

  • De la difficulté à marcher ou manque de coordination dans ses mouvements.

  • De la difficulté à parler.

  • Des troubles de la vision.

  • Une faiblesse, des picotements ou des engourdissements dans les bras ou les jambes.

  • Une chute d’une hauteur de plus de 0,9 m (3 pieds) ou de plus de cinq marches

  • Une bosse ou une déformation du cuir chevelu

  • Une ecchymose derrière son oreille ou sous son œil

  • Un écoulement de liquide clair ou rougeâtre au niveau de son oreille

Comment prévenir le trauma crânien et la commotion cérébrale ?

Il est possible de prévenir les traumatismes crâniens et les commotions cérébrales chez les tout-petits, et ce, de plusieurs façons :

  1. Utilisez un siège d’auto adapté à l’âge et à la grandeur de votre enfant. Assurez-vous que le siège est installé de façon conforme. Référez-vous à la section Sièges d’auto pour les enfants du site web de la SAAQ pour plus d’information.

  2. Ayez toujours l’oeil sur votre enfant, particulièrement lorsqu’il peut faire une chute (ex. : lit, table à langer, chaise haute, escalier, structures de jeux au parc).

  3. Assurez une supervision adéquate lors des activités récréatives et sportives.

  4. Faites porter à votre enfant l’équipement adapté lors d’activités récréatives et sportives (ex. : casque protecteur).

RESSOURCES

Invité : Dr. Jean-Sébastien Tremblay-Roy

Animation et coordination : Marilou Gosselin

Réalisation : Hugo Martin

Recherche : Catalina Chirita

Rédaction : Fengkai Liu

Supervision éditoriale: Laurianne Houde

Communications – médias sociaux : Lizeth Guerra

Production : Rivercast Média s.a.

Parce que les bons mots peuvent changer bien des maux